Tumeurs surrénaliennes à cellules oncocytaires : bénignité ou malignité ?*
P. Icard1, A. Louvel2, M. Le Charpentier2, Y. Chapuis1 **
1 Service de chirurgie, hôpital Cochin, 27, rue du Faubourg-Saint-Jacques, 75014 Paris, France ; 2service d’anatomie pathologique, hôpital Cochin, 27, rue du Faubourg-Saint-Jacques, 75014 Paris, France
RÉSUMÉ
Les tumeurs corticosurrénaliennes à cellules oncocytaires sont exceptionnelles. Elles sont composées exclusive- ment ou presque, d’oncocytes qui sont de grandes cellules contenant de nombreuses granulations éosinophiles, cor- respondant à des mitochondries en microscopie électro- nique. Ces tumeurs, le plus souvent non sécrétantes, doivent être distinguées des corticosurrénalomes, car leur pronostic après exérèse semble presque toujours favora- ble. @ 2001 Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS
cellules oncocytaires / surrénale / tumeur surrénale
ABSTRACT
Adrenocortical tumors with onocytic cells: benign or malignant?
Adrenocortical tumor with oncocytic cells are exceptional. They are composed exclusively or almost exclusively of oncocytic cells, which are large cells with eosinophilic granulations, corresponding to numerous mitochondria in electronic microscopic examination. This tumor is usually non-functional and benign, and has to be differentiated from the adrenocortical carcinoma. @ 2001 Éditions sci- entifiques et médicales Elsevier SAS
adrenal gland / adrenal tumor / oncocytic cells
Le premier cas d’adénome surrénalien à cellules oncocytaires a été rapporté par Kakimoto et al. en 1986 [1]. En 1991, nous avions présenté sous forme de résumé deux autres cas [2]. Le but de cette étude était de rapporter ces deux observations avec un long recul, et d’insister sur le pronostic générale- ment favorable de ces tumeurs [3-12].
OBSERVATIONS
Observation 1
Chez une femme de 33 ans hospitalisée en avril 1985 pour une colique néphrétique gauche en rap- port avec un calcul urétéral, une masse surréna- lienne gauche fut découverte fortuitement à l’uro- graphie intraveineuse. La patiente était asymptomatique et son examen clinique normal. L’échographie et le scanner confirmèrent l’origine surrénalienne de la tumeur, de nature solide, mesu- rant 10 cm dans son plus grand diamètre, sans aucun signe d’extension régionale. La radiographie thora- cique était normale, ainsi que les examens hormo- naux effectués : dosages des gluco- et minéralocor- ticoïdes, des androgènes, des précurseurs et des cathécolamines. L’exérèse de la tumeur a été réali- sée en juin 1985, par voie sous costale gauche. Elle mesurait 12 × 13 x 9 cm, et pesait 850 g (figure 1). Homogène et jaunâtre à la coupe, cette tumeur était entourée d’une mince capsule, intacte, sans signe d’invasion. Une bordure de tissu surrénalien normal était conservée en périphérie. Aucune plage de nécrose ou d’hémorragie n’était visible. Cette tumeur, non chromaffine, était constituée exclusive- ment de grandes cellules claires à granulations
*Communication présentée à l’Académie nationale de chirurgie au cours de la séance du 4 octobre 2000.
** Correspondance et tirés à part.
Adresse e-mail : yves.chapuis@cch.ap-hop-paris.fr (Y. Chapuis).
cytoplasmiques éosinophiles (coloration HES), dis- posées en alvéoles, séparées les unes des autres par de fins sinusoïdes. Les noyaux étaient irréguliers et élargis (figure 2). L’examen en microscopie électro- nique montra la présence de très nombreuses mito- chondries au sein des cellules et l’absence de granules denses neurosécrétoires (figure 3). Des réserves pronostiques furent émises à cause de la grande taille de la tumeur, mais le score de Weiss et al. [13, 14] était en faveur de la bénignité [2]. Aucun traitement complémentaire n’a été prescrit, et quinze ans après l’intervention, la patiente n’avait aucun signe de récidive.
Observation 2
Chez un homme de 39 ans ayant un syndrome féminisant isolé, l’échographie et le scanner révélè- rent en août 1989 l’existence d’une petite tumeur surrénalienne droite. Par une incision sous costale droite, une surrénalectomie et un curage ganglion- naire furent réalisés. La tumeur mesurait 3 cm dans son plus grand diamètre et pesait 12 g (figure 4). Elle était homogène à la coupe, composée de grandes cellules granuleuses éosinophiles. Une bordure de tissu surrénalien normal était conservée en périphé- rie. En microscopie électronique, le cytoplasme des cellules était riche en mitochondries (figure 5). Malgré l’absence des critères de malignité décrits par Weiss et al. (score = 0), la sécrétion hormonale féminisante incita à réserver le pronostic [13, 14]. Aucun traitement complémentaire n’a été institué et huit ans après l’intervention, le patient n’avait aucun signe de récidive.
COMMENTAIRES
Dans les deux cas, le diagnostic d’oncocytome surrénalien a été retenu, car les cellules tumorales présentaient toutes les caractéristiques des cellules oncocytaires d’autres organes [15, 16]. Les cellules étaient grandes, plus grandes que les cellules spon- giocytaires claires et compactes éosinophiles habi- tuellement rencontrées dans les adénomes ou les corticosurrénalomes (figure 6). En outre, ces cellules contenaient de nombreuses granulations cytoplasmi- ques éosinophiles, sans granule dense neurosecré- toire. En microscopie électronique, ces granulations éosinophiles, correspondaient à de nombreuses
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mitochondries, fait caractéristique des cellules onco- cytaires [15, 16] et qui les distingue des cellules compactes au cytoplasme également éosinophile mais non granuleux. Dans les deux cas, malgré un score de Weiss et al. en faveur de la bénignité [13, 14], des réserves pronostiques avaient été émises, du fait d’un volume tumoral important dans le premier cas, et du fait de la sécrétion hormonale féminisante dans l’autre cas, caractéristique exceptionnelle et plaidant classiquement en faveur de la malignité [17,18].
Le terme d’oncocytome a été initialement intro- duit par Jaffé en 1932 pour désigner des tumeurs constituées exclusivement ou de façon quasi exclu- sive de grandes cellules, contenant des granulations éosinophiles, riches en mitochondries [15]. Ces tumeurs ont été surtout décrites au niveau des glandes salivaires, de la thyroïde, des parathyroïdes et des reins, avec parfois quelques variantes et d’autres dénominations : tumeur thyroïdienne à cel- lules de Hürthle, tumeur parotidienne de Warthin, adénome parathyroïdien à cellules oxyphiles, tumeur rénale de Riopelle.
La localisation surrénalienne d’une tumeur onco- cytaire est plus exceptionnelle et semble pour la première fois mentionnée, mais sans plus de détail, par Hamperl en 1962 dans une revue générale faite sur les oncocytomes [16], à la vue d’illustrations précédemment publiées par Karsner et Ackerman [19, 20]. La définition de tumeur à cellules oncocy- taires exclut les tumeurs surrénaliennes qui contien- nent des foyers de cellules oncocytaires, au sein des cellules compactes et/ou spongiocytaires. Le terme « oncocytome » désigne les adénomes oncocytaires, tandis que le terme plus général de tumeurs à cellules oncytaires englobe les tumeurs malignes ou potentiellement malignes.
En 1986, Kakimoto et al. ont décrit le premier cas d’adénome surrénalien ayant l’apparence d’un onco- cytome [1]. Il s’agissait d’un petit adénome surré- nalien de 5x 3 × 4,5 cm, non sécrétant. Vingt-deux cas ont été publiés dans la littérature mondiale [3-12], en incluant nos deux cas (tableau I). Six autres cas ne figurent pas dans ce tableau en raison de données trop succinctes [21, 22]. La moyenne d’âge était de 38 ans, avec une légère prédominance féminine (sex-ratio F/H : 1,4). Le poids moyen était de 268 g (médiane : 140 g), le plus grand diamètre moyen de 7,5 cm. Vingt cas n’avaient aucun signe
clinique fonctionnel dû à une sécrétion hormonale tumorale, un cas s’accompagnait d’un syndrome de virilisation [3], et un cas d’un syndrome féminisant (observation 2). Dans deux autres cas [5, 9], une sécrétion biologique anormale des dérivés cortiso- niques a été observée dans les urines des patients, sans traduction clinique. La sécrétion hormonale parfois observée, et l’abondance des mitochondries, plaident pour nous, comme pour Baloch et Uvolsi [23], contre des cellules « éteintes vieillies sans activité ayant perdu leur capacité de sécrétion », interprétation faite par Hamperl [6] puis souvent reproduite.
Tous les cas rapportés ont eu une évolution favo- rable (tableau I), sans récidive locale ou métastati- que, hormis le cas d’emblée malin [4], qui envahis- sait par contiguïté le foie et la veine cave inférieure. Même si le recul est souvent limité dans les obser- vations rapportées (médiane de suivi : 23 mois), cette évolution d’allure bénigne contraste avec celle habituellement observée dans les corticosurrénalo- mes, où apparaissent des récidives locales après exérèse et/ou des métastases, dans 70 % des cas et
dans les deux ans dans certaines séries [24]. Rappe- lons qu’après résection complète, la survie des corticosurrénalomes n’est que de 40 à 45 % à cinq ans [24, 25].
Le volume tumoral (taille supérieure à 5 cm, poids de plus 100 g) n’est pas un critère de malignité pour les tumeurs surrénaliennes à cellules oncocytaires. Les tumeurs rénales à cellules oncocytaires, fré- quemment volumineuses, sont exceptionnellement malignes [26]. Le diagnostic de malignité d’une tumeur oncocytaire repose sur la présence d’une invasion capsulaire, d’un envahissement vasculaire et/ou ganglionnaire, comme c’est la règle pour les cancers thyroïdiens à cellules de Hürthle [27, 28], à l’origine de récidives et de métastases tardives. En cytométrie de flux, l’aneuploïdie semble un critère fragile de malignité [29]. L’extrapolation aux tumeurs surrénaliennes à cellules oncocytaires des données immunohistochimiques habituellement retenues comme témoignant de la transformation maligne d’une tumeur surrénalienne habituelle, paraît également sujette à caution [11]. En effet, ces critères de transformation (pertes de l’expression
| Auteurs | Année | Cas | Sexe | Âge (ans) | Côté | Poids (g) | Taille (cm) | F/FN* | Suivi |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Kakimoto et al. [1] | 1986 | 1 | F | 41 | G | 30 | 3× 5 | NF | VV 8 mois |
| Erlandson et al. [3] | 1991 | 1 | F | 61 | G | 55 | 5 | Virilisant | VV 12 mois |
| El Naggar et al. [4] | 1991 | 1 | M | 56 | D | NP* | 8 | NF | NP* |
| Sasano et al. [5] | 1991 | 3 | M | 41 | G | 260 | 9 | NF | VV 27 mois |
| F | 44 | D | 865 | 15 | NF/S+ | VV 8 mois | |||
| F | 41 | G | 64 | 5 | NF | VV 23 mois | |||
| Begin [6] | 1992 | 1 | M | 58 | D | 315 | 10× 13 | NF | VV 21 mois |
| Nguyen et al. [7] | 1992 | 1 | M | 44 | D | NP* | 3 | NF | VV 54 mois |
| Gandras et al. [8] | 1996 | 1 | F | 27 | G | NP* | 4 | NF | NP* |
| Waters et al. [9] | 1997 | 2 | M | 47 | D | 205 | 8 | NF/S+ | VV 30 mois |
| F | 41 | G | 550 | 10 | NF | VV 9 mois | |||
| Lin et al. [10] | 1998 | 7 | F | 68 | G | NP* | 8 | NF | VV 13 mois |
| F | 55 | G | 85 | 6,7 | NF | VV 64 mois | |||
| F | 41 | G | 140 | 7,5 | NF | VV 99 mois | |||
| M | 52 | D | 294 | 9 | NF | VV 96 mois | |||
| F | 63 | G | 75 | 5 | NF | VV < 3 mois | |||
| M | 67 | G | NP* | 9 | NF | VV 19 mois | |||
| F | 29 | G | 620 | 13,5 | NF | VV 12 mois | |||
| Macchi et al. [11] | 1998 | 1 | F | 28 | D | 73 | 5,6 × 6,7 | NF | VV 12 mois |
| Vara Castrodeza et al. | 1999 | 1 | M | 30 | G | 56 | 6 | NF | NP* |
| Cas rapportés | 2000 | 2 | F | 33 | F | 850 | 12 | NF | VV 15 ans |
| H | 39 | D | 12 | 3 | Féminisant | VV 8 ans |
G : gauche ; D : droit ; F/NF : fonctionnelle/non fonctionnelle ; NF/S+ : non fonctionnelle/sécrétion ; NP* : non précisé.
des antigènes de différenciation épithéliale cytoké- ratine-KL1 et de membrane ENU, et expression de néoantigènes tels que la vimentine et la synaptophy- sine) ont été observés dans le seul cas manifeste- ment malin de tumeur surrénalienne à cellules oncocytaires [4], mais de façon dissociée dans d’autres cas, qui paraissent bénins [3, 6, 10, 11]. Lin et al. [10] ont trouvé sept cas étudiés, un profil de marquage généralement positif pour la neurone- specific enolase et la synaptophysine. En revanche, ce marquage était négatif pour la chromogranine A, la tyrosine hydroxylase, la dopamine B-hydroxylase, l’antigène épithélial membranaire, la S-100, et p53. Par ailleurs, l’immunomarquage des mitochondries, par l’anticorps monoclonal mES 13, permet désor- mais de distinguer sur des coupes fixées en paraf- fine, les mitochondries des autres organelles cyto- plasmiques, au sein d’un cytoplasme éosinophile [30].
En conclusion, les tumeurs corticosurrénaliennes à cellules oncocytaires sont exceptionnelles, compo- sées exclusivement ou quasi exclusivement d’onco- cytes, cellules riches en mitochondries, générale- ment non sécrétantes, dont la genèse reste à élucider. Ces tumeurs doivent être individualisées des corti- cosurrénalomes, car leur pronostic apparaît favora- ble. De ce fait, aucun traitement complémentaire n’est justifié après exérèse.
RÉFÉRENCES
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30 Weiss LM, Gaffey MJ, Warhol MJ, Mehta P, Bonsib SM, Bruder E, et al. Immunocytochemical characterization of mono- clonal antibody directed against mitochondria reactive in paraffin-embedded sections. Mod Pathol 1991 ; 4 : 596-601.